Aménagement

Future of Work au salon Viva Technology

Emilie
EmilieLe 21 juillet 2022
Salon Viva Technology

Il y a un mois, Fairspace s’est rendu au salon Viva Technology, le plus grand salon européen dédié à l’innovation et aux start-ups. L’objectif était d’en apprendre un peu plus au sujet du travail de demain, aussi appelé “Future of work”. Plusieurs conférences ont été organisées autour de cette thématique et nous allons développer ici 4 points qui ont attiré notre attention.

La technologie au service de la Qualité de Vie au Travail

Lors de ce salon, des entreprises de tous les domaines étaient présentes pour présenter leurs services et leurs produits innovants. Parmi elles, se trouvaient les entreprises qui œuvrent au service de la Qualité de Vie au Travail. Par exemple, les équipes de la RATP chargées de la maintenance des RER utilisent des exosquelettes qui permettent de réduire le stress imposé à leurs épaules lors de la maintenance des portes des RER. Toujours à la RATP, un robot chien permet de vérifier les sous-quais, une tâche extrêmement pénible pour les agents. En effet, les distances sont colossales (des milliers de km) et la hauteur est limitée. Ainsi, ce robot est piloté à distance par des agents ce qui les empêche de développer des maux de dos ou des accidents liés à l’étroitesse des lieux. Sur le même principe d’apporter de l’aide aux agents de maintenance, la SCNF s’est munie d’un exosquelette entièrement mécanique de la marque française Ergosanté. Il apporte aux collaborateurs une aide pour porter des objets lourds sans se blesser, notamment au niveau des épaules, du dos et des coudes, car la charge est redirigée sur les hanches.

Sncf et le télétravail

Le télétravail

Alors que le principe d’openspace a mis 10 ans à se mettre véritablement en place, le télétravail a seulement mis 2 ans. La crise du Covid nous a d’abord contraint de télétravailler avant que l’on réalise les nombreux avantages à ce mode de fonctionnement. Aujourd’hui, c’est un mode de travail que l’on retrouve dans un nombre considérable d’entreprises et c’est même devenu un argument pour les recrutements. En effet, 75% des employés sont demandeurs de travail hybride et 40% sont prêts à démissionner s’il faut revenir au bureau 5 jours par semaine. Par exemple, la page dédiée aux carrières sur le site Airbnb a reçu 800 000 visites après l’annonce d’un passage en 100% télétravail.

Bien que ce soit un concept déjà mis en place aujourd’hui, le télétravail est récent et demande une organisation très différente du 100% présentiel. Il faut donc continuer à penser les nouvelles méthodes de management et les nouveaux outils à mettre en place pour pouvoir s’adapter complètement à ce mode de fonctionnement.

Nomade digital

Certains sont allés plus loin dans la pratique du télétravail en devenant nomade digital. Cette pratique consiste à ne pas avoir de lieu de vie fixe. Le nomade digital n’a pas de pied-à-terre et voyage à la fréquence qu’il souhaite (tous les 3 jours, tous les 4 mois…). Évidemment, il a un travail qui permet de s’adapter à ses voyages : son ordinateur suffit pour travailler. Aujourd’hui, de nombreux lieux de vie sont adaptés à cette pratique : les locations courtes durées, les auberges équipées d’espaces de co-working, les hôtels… Nous avons reçu le témoignage d’un digital nomade américain à Viva Technology qui a pu développer les bons et les mauvais côtés de cette pratique.

Ce nouveau mode de vie attire de par la liberté qu’il procure dans ses choix de lieux et de modes de vie. Sur Internet, on trouve des classements des meilleures villes pour les nomades digitals. Les principaux critères sont le coût de la vie, le climat, la sécurité, la santé et bien sûr, la qualité d’Internet. Ainsi, il est possible de voyager selon ses envies, de changer de lieu à la fréquence souhaitée et de découvrir de nouvelles cultures et de nouveaux paysages. De plus, de nouveaux outils sont développés pour le travail à distance, même asynchrone (car il faut prendre en compte le décalage horaire !).

Cette pratique a néanmoins ses limites ! Cela affecte, par exemple, les relations sociales en entreprise : les collaborateurs ne se côtoient que par visios ou ponctuellement lors de séminaires, ce qui limite les interactions. De plus, le travail asynchrone et 100% à distance demande une organisation extrêmement lourde et cadrée ce qui peut parfois être chronophage. Au-delà de l’isolement, le digital nomadisme a un impact généralement fort sur l’environnement : les trajets – qui sont nombreux – sont pour la plupart effectués en avion qui est le moyen de transport le plus polluant aujourd’hui.

Stand du salon

La semaine de 4 jours

  • 7 travailleurs sur 10 souhaiteraient avoir des horaires de travail plus flexibles, en condensant 5 jours en 4, par exemple. (People at Work 2022)

Les discussions autour de la semaine de travail de 4 jours sont de plus en plus nombreuses et certaines entreprises commencent à se tourner vers cette pratique. L’idée est la suivante : les collaborateurs travailleraient 4 jours par semaine au lieu de 5 tout en recevant le même salaire et tout en conservant la même charge de travail. L’objectif est d’améliorer la productivité et la santé mentale. Cela permettrait aussi de donner une flexibilité plus importante aux collaborateurs qui pourraient, s’ils le souhaitent, cumuler deux métiers. Pour certains, cela permettrait de bénéficier d’un meilleur équilibre de vie en exerçant deux métiers très différents mais complémentaires (individuel ou collectif, manuel et/ou intellectuel).

Certaines entreprises fixent le même jour de repos supplémentaire pour tout le monde, d’autres proposent des jours différents en fonction des métiers : de nombreuses options sont possibles pour que chaque entreprise trouve la pratique qui lui correspond.

Plusieurs pays permettent aujourd’hui aux entreprises qui le souhaitent d’adopter la semaine de 4 jours (32 heures) comme l’Espagne ou la Belgique. Une période d’essai permettra de confirmer ou non les bienfaits de cette pratique.

Viva Technology a mis en avant des méthodes de travail innovantes qui œuvrent à améliorer la qualité de vie au travail, la santé mentale des travailleurs et l’équilibre vie professionnelle / vie personnelle. Le défi est maintenant d’adapter le mode de fonctionnement des entreprises et les outils à ces nouvelles pratiques qui ne doivent pas empêcher le bon déroulement d’une société. Ces produits et méthodes innovantes doivent également pouvoir s’adapter aux défis environnementaux d’aujourd’hui et de demain !

Emilie

Emilie

Cheffe de projets et engagée pour la lutte contre le réchauffement climatique.

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