Vie de l'entreprise

Fairspace à l’heure de la gouvernance partagée

Coline GriméeLe 2 novembre 2022

De nos jours, il est de plus en plus fréquent que le fonctionnement interne des entreprises fasse place à la coopération et la collaboration avec les salariés, bien loin de la simple exécution des tâches.

De façon à mettre en place ces nouvelles pratiques, les méthodes de travail, les modes de communication, les pratiques organisationnelles et les outils utilisés, doivent être adaptés pour faciliter cette coopération entre tous les collaborateurs de l’entreprise.

La gouvernance partagée - quoi, pourquoi, comment ?

C’est aujourd’hui bien connu, la croissance à outrance du 20e siècle a amené dans son sillage bon nombre de défis, autant environnementaux que sociaux. Depuis la modélisation des limites planétaires dans les années 1970, il est clair que celles-ci demandent de repenser le modèle économique dominant. Au niveau des entreprises, ce modèle historique consiste en une structure très hiérarchisée, dont le but principal est la création de valeur monétaire pour les actionnaires. Si l’on suit se modèle, il est intuitif que la prise de décision découle du haut vers le bas. Les actionnaires décident, car c’est de leur argent qu’il est question, les PDG délèguent, les managers gèrent, les salariés exécutent.

Pourtant, aujourd’hui, la valeur n’est plus comptée uniquement en termes monétaires, elle se définit aussi par la valeur ajoutée au patrimoine naturel et social – ou du moins par la minimisation de l’impact négatif sur ce patrimoine. Néanmoins, si le but principal d’une entreprise n’est plus de créer de la valeur pour ses actionnaires, mais de favoriser des conditions de vie dans les limites planétaires, il est tout à fait normal que la prise de décision se fasse de manière collective, avec toutes les parties prenantes de l’entreprise.

C’est à cet enjeu que tente de répondre la gouvernance partagée. Plus qu’un modèle, c’est un principe, selon lequel une entreprise est gérée de manière collective par tous ceux qui y contribuent, que ce soient les actionnaires par leur apport en capital, les salariés par les compétences qu’ils apportent, ou d’autres partenaires par leurs intérêts qui sont représentés par l’entreprise.

À la base de la gouvernance partagée, il y a l’intelligence collective. Celle-ci part du principe que personne ne peut avoir les réponses à tout, ni la science infuse. De par nos socialisations, parcours et expériences variées, chacun peut apporter de nouvelles perspectives. Ainsi, un système qui favorise le partage d’idées et la prise de décisions collectives a plus de chance de trouver la “bonne” réponse – ou dans tous les cas, celle qui satisfera le plus grand nombre.

D’un point de vue opérationnel, la gouvernance partagée fonctionne non pas par échelons, mais par cercles agencés de manière horizontale, et communiquant par le biais de processus clairs et précis. Si une entreprise est gérée de manière collective, les responsabilités le sont aussi. C’est d’ailleurs ce double partage de droits et devoirs au sein de l’entreprise qui crée l’horizontalité nécessaire à la gouvernance partagée. Concrètement, cela veut dire qu’un cercle de travail est autonome pour atteindre ses objectifs, mais assume aussi les conséquences de ses choix.

Une entreprise totalement horizontale, par contre, risque de perdre le fil rouge nécessaire à la création de valeur. C’est pourquoi la gouvernance partagée repose sur une “saine verticalité”. C’est-à-dire que ce sont les processus de communication et de partage des idées qui encadrent les activités plutôt qu’une personne seule décisionnaire. Ces processus clairs et précis permettent à chaque cercle d’être autonome sur son travail tout en tendant vers l’objectif commun, décidé ensemble au préalable.

Dans le meilleur de cas, il n’y a donc plus besoin de “chef” qui organise ses équipes et délègue les tâches. À l’inverse, il n’y a plus de pur exécuteur de tâches, car chacun a son mot à dire.

La gouvernance partagée chez Fairspace

Chez Fairspace, la gouvernance partagée, ça nous parle. Notamment parce que cela rejoint les sujets qui dirigent nos aménagements : la qualité de vie au travail et la durabilité. Une gouvernance partagée permet à l’équipe de se sentir valorisée au quotidien, de pouvoir apporter des idées en dehors de leur stricte fiche de poste, et de collaborer davantage entre collègues. D’autre part, la gouvernance partagée permet aussi un examen plus minutieux de nos activités afin d’éviter celles qui nous écarteraient de nos efforts de durabilité.

La mise en place d’un tel système ne se fait pas du jour au lendemain, car il faut prendre de nouvelles habitudes, commencer de nouveaux processus, etc. Pour nous, l’organisation d’un comité de gouvernance et d’une réunion de travail Stratégie avec l’ensemble de l’équipe, ont été une belle entrée en matière.

Le comité de gouvernance nous a permis de rassembler les impressions de notre écosystème sur nos objectifs à moyen-terme, les chemins à prendre pour y arriver, et notre façon de travailler avec nos partenaires.

La réunion de travail en interne a pour sa part ouvert la prise de décision stratégiques à l’ensemble de l’équipe. Nous avons opté pour l’outil speedboat, qui provient de la méthode Agile, afin de faire une rétrospective de nos activités passées, et de dégager des axes de travail pour la suite. La priorisation des actions a été collective, le partage des responsabilités s’est fait sur base volontaire.

Ainsi, chacun a pu s’impliquer dans l’axe de travail stratégique qui l’intéresse le plus, permettant une vraie motivation à contribuer. De plus, ayant décidé ensemble de la direction à prendre, le travail des équipes peut se faire de manière autonome, car nous avons défini ensemble quel devrait être les aboutissements de chaque axe. Au quotidien, les briefs d’équipe hebdomadaires vont permettre de partager les avancées sur chaque axe de travail au besoin, jusqu’à la prochaine réunion de travail à la mi-janvier.

Nos premiers pas vers la gouvernance partagée peuvent encore sembler timides, mais ils se font au fur et à mesure afin de correspondre réellement à notre raison d’être, et de laisser le temps aux bons processus de se mettre en place. La beauté d’une telle expérience est qu’elle est itérative et ne s’arrête jamais. Nous bénéficions d’une équipe faite de profils variés, et la mise en commun de nos intelligences respectives promet de beaux projets pour l’avenir.

Coline Grimée

Cheffe de projets et engagée pour le monde de demain.

Illustration contact

Alors, prêt à créer votre espace de travail en mode circulaire ?

Parlez-nous de votre projet, de vos envies et de vos besoins et dessinons ensemble vos futurs bureaux, plus respectueux des individus et de la planète.

Encore un peu de temps ?
Ces articles pourraient vous plaire…

Aménagement 22 novembre 2022

Comment rendre ses bureaux agréables à petits prix ?

Il est possible de rendre ses bureaux chaleureux et agréables sans forcément passer par un réaménagement complet des bureaux. Une décision qui peut d’ailleurs permettre de faire quelques économies ! Aujourd’hui, on vous dévoile 4 astuces pour rendre vos bureaux agréables tout en optimisant au maximum votre budget.

Lire la suite
Aménagement 8 novembre 2022

Pourquoi aménager un espace de coworking interne ?

Ce n’est plus un secret, les modes de travail ont évolué et évolueront encore. La nécessité est, dès maintenant, d’améliorer et d’adapter vos espaces à ces nouvelles méthodes de travail. Mais par où commencer ?
Le coworking interne est peut-être bien votre solution !

Lire la suite
Aménagement 25 octobre 2022

Pourquoi transformer ses bureaux ?

Le bureau est l’incarnation physique de l’entreprise, ce qui lui donne corps. Lieu commun à tous les salariés, l’entreprise peut également y recevoir les candidats, les clients, les partenaires… L’aspect des locaux va donc renvoyer l’image “incarnée” par l’entreprise, et va aussi renseigner de la façon dont les gens y travaillent.

Lire la suite